En 2020, Agnès Maltais, députée de Taschereau de 1998 à 2018, faisait don de ses archives à l’Assemblée nationale. Conservé par la Bibliothèque, l’ensemble documentaire comprend plus de sept mètres de documents textuels, environ 2000 photographies, plus de quatre heures d’enregistrements vidéo et près de trois heures d’enregistrements audio. Offrant un panorama des différentes activités d’Agnès Maltais de 1960 à 2018, ces archives sont le reflet d’une personne engagée dans le militantisme et l’action politique au cœur de sa communauté. Cette chronique montre comment le fonds d’archives illustre cet engagement.
Auteur/autrice : Bibliothèque de l'Assemblée nationale
Ce texte explore la notion d’« archives d’en bas » et leur rôle dans l’histoire de communautés oubliées ou minoritaires, ou encore de la vie quotidienne, en complément des archives institutionnelles dominantes. Il souligne l’importance de l’histoire orale et d’une approche plus inclusive des archives pour mieux représenter la société. L’article vous fera découvrir une sélection de documents qui rendent compte du quotidien et des revendications de la population québécoise à différentes époques. Ces documents, conservés à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, illustrent des aspects de l’histoire du Québec liés aux femmes, à la vie des gens ordinaires et aux luttes sociales et politiques.
Du 8 au 10 septembre derniers, l’Assemblée nationale et le Vérificateur général du Québec ont eu le plaisir d’accueillir la 45e Conférence annuelle du Conseil canadien des comités des comptes publics (CCCCP) et du Conseil canadien des vérificateurs législatifs (CCVL). Cette conférence conjointe des deux organisations est l’occasion de favoriser le dialogue et d’échanger des points de vue sur la reddition de comptes et le contrôle parlementaire. Cette année, les pratiques exemplaires en matière de responsabilité financière et de transparence étaient au cœur des discussions.
Il y a 20 ans, en 2004, l’Assemblée nationale acquérait un moulage du visage d’Henri Bourassa (1868-1952). Cet objet fut le premier de ce qui constitue aujourd’hui une collection de quatre masques mortuaires d’anciens parlementaires québécois. Objets issus d’une pratique révolue, ces moulages en plâtre réalisés à même le corps d’un défunt sont conçus pour préserver sa dernière apparence et pour servir de modèle à la création d’œuvres d’art, le plus souvent des sculptures. S’ils peuvent paraître macabres de nos jours, ils étaient autrefois très prisés pour perpétuer la mémoire des défunts, notamment de grandes figures historiques.
Le 7 juin 2024 se tenait la dernière séance des travaux parlementaires dans le salon Bleu tel qu’on le connaît aujourd’hui. Saviez-vous que les archives de l’Assemblée nationale ont été déterminantes pour la préparation de l’ambitieux projet de rénovation de la salle?
Cet article de Première lecture vous propose un aperçu de la conférence à ce sujet donnée par l’Équipe des archives et de la gestion documentaire de la Bibliothèque lors du dernier congrès de l’Association des archivistes du Québec.
Préparés par le Service de la recherche de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, les Coups d’œil parlementaires proposent un portrait synthétique et thématique des travaux parlementaires réalisés à l’hiver et au printemps 2024.
Un des volets du stage parlementaire offert par la Fondation Jean-Charles-Bonenfant consiste en la rédaction d’un essai sur une thématique liée au parlementarisme et à la démocratie québécoise. Cette année, les cinq stagiaires ont abordé des sujets variés avec des perspectives bien différentes pour approfondir leur connaissance de la vie politique québécoise et partager ensuite avec nous leurs découvertes.
En 1969, près d’un siècle après l’ouverture du chantier de construction de l’hôtel du Parlement de Québec, les dernières niches vacantes de la façade de l’édifice conçu par Eugène-Étienne Taché accueillaient leurs statues. Parmi ces bronzes se trouve celui du missionnaire Nicolas Viel, œuvre de Sylvia Daoust, seule femme à avoir contribué à ce frontispice.
Décédée en 2004 à l’âge de 102 ans, Sylvia Daoust fut la première femme à pratiquer professionnellement la sculpture au Québec. Son itinéraire créatif couvre plus de trois quarts de siècle. Reconnue pour sa contribution majeure à l’art religieux, elle a également signé des monuments publics à Édouard Montpetit et au frère Marie-Victorin, deux grandes figures intellectuelles de la première moitié du 20e siècle québécois.
Seule commission de l’Assemblée nationale exclusivement vouée au contrôle parlementaire, la Commission de l’administration publique (CAP) a été créée en 1997, d’abord afin de veiller à la reddition de comptes des ministères et des organismes du gouvernement dont le Vérificateur général du Québec a examiné la gestion. Depuis l’an 2000, elle veille à l’application de la Loi sur l’administration publique, qui instaure le cadre de gestion axée sur les résultats. Ce rôle, la CAP l’exerce notamment en analysant la performance de l’appareil administratif de l’État québécois.
Pour effectuer son travail, la CAP compte sur le soutien du Service de la recherche de la Bibliothèque. La présente note esquisse les particularités qui distinguent la CAP des autres commissions parlementaires, ainsi que la contribution de la Bibliothèque à la réalisation de son mandat.
Huit élections partielles se tiennent pendant la première législature du Parlement de Québec, qui s’étend du 27 décembre 1867 au 27 mai 1871. Le présent article s’intéresse à deux de ces élections, intimement liées l’une à l’autre. La première, passée presque inaperçue, se déroula dans la circonscription de Champlain avant même que le premier Parlement ne se réunisse. La seconde eut lieu dans Kamouraska et elle fut pour le moins singulière dans la mesure où il fallut élire un député à l’Assemblée législative en même temps qu’un député à la Chambre des communes. À cette époque, il n’y a ni isoloir ni vote secret : les électeurs se prononcent à main levée, publiquement, pour élire des députés que la loi autorise à siéger simultanément à Québec et à Ottawa.