Colloque international Science, politique et société : quelle place pour l’information scientifique dans les parlements?

Le 26 mai 2023 se tenait à l’Assemblée nationale du Québec le colloque international Science, politique et société : quelle place pour l’information scientifique dans les parlements? Fruit d’un partenariat entre l’Assemblée nationale et le bureau du scientifique en chef du Québec, qui dirige les Fonds de recherche du Québec, cet événement regroupait des parlementaires de la Francophonie, du personnel parlementaire et des membres de la communauté scientifique. Il visait à favoriser les échanges entre les sphères de la politique et de la science. Au cours des dernières années, de grands défis comme la pandémie de la COVID-19 et la crise climatique illustrent l’importance que prend la science dans la prise de décision politique et dans l’élaboration de politiques publiques.

Le colloque était l’occasion d’échanger et de créer des ponts entre les personnes de différents univers :  parlementaires, scientifiques, médias et communications, services de recherche parlementaires. Certains enjeux incontournables, comme la crise climatique, la désinformation, l’accès à la science en français, les moyens de valider la qualité de l’information et l’inclusion de l’expertise scientifique au sein des parlements, ont attiré l’attention des participantes et des participants. La synthèse du colloque, accessible en ligne, rassemble ces réflexions. Il est aussi possible de visionner sur le site de l’Assemblée nationale le panel d’ouverture du colloque.

La science, un prérequis essentiel à l’exercice démocratique

Le 13 septembre 2022, à l’invitation de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec, prononçait la conférence d’honneur au Congrès de l’Association des bibliothèques parlementaires du Canada. Son allocution portait sur la nécessaire médiation entre la sphère scientifique et les responsables politiques. Aussi, il présentait quelques-unes des initiatives mises en place par le scientifique en chef et les Fonds de recherche du Québec afin de faciliter le dialogue entre science et politique.

Dans le texte qui suit, M. Quirion revient sur les réflexions esquissées à cette occasion et propose quelques principes et pistes d’action à suivre pour que les décisions du pouvoir législatif soient davantage fondées sur les données de la science, avec tout ce que cela peut comporter de nuances et d’incertitudes.