La Bibliothèque a tenu le 14 mai dernier sa première journée Panorama, un événement gratuit exclusivement destiné au milieu de l’enseignement supérieur, aux communautés scientifiques ainsi qu’à diverses professions ayant un intérêt pour les ressources documentaires et les services offerts par la Bibliothèque. Une vingtaine de personnes ont été accueillies par le personnel de la Bibliothèque pour explorer les trésors de cette institution unique.
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Bibliothèque nationale ou Bibliothèque de l’Assemblée nationale? Il est courant que les gens confondent ces deux institutions lorsqu’ils effectuent des recherches. La confusion n’est pas si étonnante : d’emblée, si la Bibliothèque de l’Assemblée employait un sigle, ce serait le même que BAnQ utilise depuis 2006! Pourtant, bien qu’elles partagent les mêmes lettres abréviatives et semblent similaires au premier abord, ces deux entités sont en réalité très distinctes et fonctionnent indépendamment l’une de l’autre.
Voici un bref historique de chacune de ces institutions, ainsi qu’un aperçu de leurs services et de leurs collections.
En 2020, Agnès Maltais, députée de Taschereau de 1998 à 2018, faisait don de ses archives à l’Assemblée nationale. Conservé par la Bibliothèque, l’ensemble documentaire comprend plus de sept mètres de documents textuels, environ 2000 photographies, plus de quatre heures d’enregistrements vidéo et près de trois heures d’enregistrements audio. Offrant un panorama des différentes activités d’Agnès Maltais de 1960 à 2018, ces archives sont le reflet d’une personne engagée dans le militantisme et l’action politique au cœur de sa communauté. Cette chronique montre comment le fonds d’archives illustre cet engagement.
Ce texte explore la notion d’« archives d’en bas » et leur rôle dans l’histoire de communautés oubliées ou minoritaires, ou encore de la vie quotidienne, en complément des archives institutionnelles dominantes. Il souligne l’importance de l’histoire orale et d’une approche plus inclusive des archives pour mieux représenter la société. L’article vous fera découvrir une sélection de documents qui rendent compte du quotidien et des revendications de la population québécoise à différentes époques. Ces documents, conservés à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, illustrent des aspects de l’histoire du Québec liés aux femmes, à la vie des gens ordinaires et aux luttes sociales et politiques.
Il y a 20 ans, en 2004, l’Assemblée nationale acquérait un moulage du visage d’Henri Bourassa (1868-1952). Cet objet fut le premier de ce qui constitue aujourd’hui une collection de quatre masques mortuaires d’anciens parlementaires québécois. Objets issus d’une pratique révolue, ces moulages en plâtre réalisés à même le corps d’un défunt sont conçus pour préserver sa dernière apparence et pour servir de modèle à la création d’œuvres d’art, le plus souvent des sculptures. S’ils peuvent paraître macabres de nos jours, ils étaient autrefois très prisés pour perpétuer la mémoire des défunts, notamment de grandes figures historiques.
La Bibliothèque de l’Assemblée nationale vous invite de nouveau à découvrir une curiosité parmi les ouvrages de ses collections. Publiée il y a un peu plus d’un siècle, il s’agit d’une brochure destinée à l’époque aux jeunes femmes qui suivaient le programme d’éducation domestique de l’École normale classico-ménagère de Saint-Pascal-de-Kamouraska. Le document montre bien que ce n’est pas d’hier qu’on incite les ménages à éviter le gaspillage alimentaire.
Cabinet de curiosités — La bible des noels, vieux et nouveaux, où tous les mystères de la naissance & de l’enfance de Notre Seigneur Jésus-Christ sont expliqués d’une manière très intelligible : sur les plus beaux airs de ce temps, suivi de Pastorale sur la naissance de Jesus-Christ : avec L’adoration des bergers, et La descente de l’archange saint Michel aux lymbes.
En novembre 1823, la bibliothèque de la Chambre d’assemblée du Bas-Canada achète la Description de l’Égypte, ou recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l’expédition de l’armée française. Cette encyclopédie est le fruit de l’investigation du groupe de scientifiques et d’artistes ayant accompagné l’expédition militaire de Napoléon Bonaparte en Égypte de 1798 à 1801. Comment cette monumentale publication a-t-elle pu survivre aux multiples déménagements et incendies du parlement pour se trouver encore aujourd’hui dans nos collections, deux cents ans plus tard?
Nous vous proposons une enquête sur l’une des plus prestigieuses acquisitions de la Bibliothèque, un regard inusité sur l’histoire de nos collections et un rappel de la vague d’« égyptomanie » qui toucha l’Europe et l’Amérique du Nord il y a deux siècles.
le Dictionnaire infernal est l’œuvre la plus populaire de Jacques Collin de Plancy (1794-1881), auteur français spécialisé dans l’occultisme. En 1818, il publie la première édition de son ouvrage, suivie en 1825 d’une deuxième édition plus volumineuse. Quelques rééditions suivront jusqu’en 1863, année de publication de la sixième et dernière édition. Quelque peu différente, celle-ci présente 800 nouveaux articles ainsi que des illustrations de démons réalisées par Louis Le Breton.
Comme en témoigne son titre sans fin : Dictionnaire infernal, ou, Recherches et anecdotes, sur les démons, les esprits, les fantômes, les spectres, les revenants, les loups-garoux, les possédés, les sorciers, le sabbat, les magiciens, les salamandres, les sylphes, les gnomes, etc., les visions, les songes, les prodiges, les charmes, les maléfices, les secrets merveilleux, les talismans, etc. ; en un mot, sur tout ce qui tient aux apparitions, à la magie, au commerce de l’enfer, aux divinations, aux sciences secrètes, aux superstitions, aux choses mystérieuses et surnaturelles etc., etc., etc., l’ouvrage répertorie les connaissances concernant l’occultisme, le surnaturel et le bizarre.
Joyau méconnu de la colline Parlementaire, la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec joue un rôle de premier plan au cœur de la vie politique québécoise. En tant que bibliothèque parlementaire, une partie importante de sa mission consiste à répondre aux demandes d’information et de recherche de ses clientèles prioritaires, notamment les député(e)s, les services de recherche des partis politiques, le personnel des bureaux de circonscription, les personnes désignées par l’Assemblée nationale, et le personnel administratif de l’Assemblée nationale. En plus de cette clientèle interne, la Bibliothèque aide aussi des usagers externes tels que les professionnel(le)s de recherche, étudiant(e)s, les professionnel(le)s du droit et les citoyen(ne)s dans leur quête d’information.