La publicité gouvernementale dans les médias communautaires : la politique du « 4 % »

Depuis plus d’un demi-siècle, les journaux et les stations de télévision et de radio communautaires se sont taillé une place singulière dans le paysage médiatique du Québec et de ses régions. Ces médias à but non lucratif peuvent être reconnus par le ministère de la Culture et des Communications[1] et ainsi bénéficier de placements publicitaires du gouvernement québécois, lequel incite ses ministères et organismes à consacrer au moins 4 % de leurs dépenses publicitaires annuelles aux médias communautaires. Dans quelle mesure cet objectif a-t-il été atteint au cours des dernières décennies?

Cette note explique le contexte de la mise en place de cette politique énoncée en 1995, montre comment ce principe suscite l’adhésion des acteurs concernés depuis son adoption et fait le point sur les données disponibles à ce sujet.

La 42e en bref : bilan des travaux parlementaires de la Commission de la culture et de l’éducation

Le 28 août 2022 prenait fin la 42e législature du Parlement québécois. Pour relever l’empreinte laissée par les commissions parlementaires de l’Assemblée nationale au fil des quatre dernières années, le Service de la recherche de la Bibliothèque a préparé une analyse et un bilan des travaux des neuf commissions sectorielles de l’Assemblée. La Commission de la culture et de l’éducation (CCE) s’est vu confier au cours de la 42e législature l’étude de projets de loi de portée considérable pour la société québécoise et les différents groupes qui la composent, sur des sujets tels que la langue française au Québec et la gouvernance du système d’éducation. De plus, la Commission a réalisé un mandat de sa propre initiative sur les médias d’information au Québec, lequel s’est achevé avec la publication d’un rapport avec recommandations.

Matière à réflexion – La désinformation : risques pour la démocratie et pistes de solution

La désinformation et la propagation de « fausses nouvelles » ne sont pas des phénomènes nouveaux. Pourtant, à l’ère d’Internet, des médias sociaux et du déclin des médias traditionnels, la désinformation et les « fake news » se propagent à une vitesse inédite. Si les « géants du numérique » qui offrent ces services ne sont pas la cause même de la désinformation, leur modèle d’affaires, fondé sur la captivité de l’attention, en facilite assurément la diffusion massive. Cette réalité place les sociétés démocratiques devant des défis sans précédent.

Cette fiche Matière à réflexion aborde les concepts de désinformation et de « fausses nouvelles », esquisse un portrait de la situation actuelle en la matière et décrit les principales conséquences de la désinformation sur la démocratie. Enfin, elle mentionne quelques pistes de solution et initiatives parlementaires et législatives explorées ici et ailleurs contre la désinformation.

Le « comté baromètre » : un bon indicateur des tendances électorales?

« Ainsi va l’Ohio, ainsi va la nation », dit un adage américain. En effet, les résultats du vote aux élections présidentielles dans cet État du Midwest étant depuis très longtemps similaires à ceux du vote national, le vote de l’Ohio est considéré comme annonciateur du grand vainqueur du scrutin. Retrouve-t-on l’équivalent chez nous, appliqué à une circonscription dont la tendance aiderait à prédire le parti qui formera le prochain gouvernement? Pourrait-on dire, par exemple : « Ainsi va Saint-Jean, ainsi va le Québec »? Cet article explore les origines, la signification et la validité de l’expression « comté baromètre », entendue souvent dans les médias.

Guerre en Ukraine : où s’informer ?

Le 24 février 2022, la Russie a lancé une invasion de l’Ukraine. Le conflit a rapidement pris de l’ampleur et les événements s’enchaînent à un rythme soutenu. Dans une crise majeure comme celle-ci, il peut être difficile de départager les faits, la désinformation et la propagande des parties impliquées. La Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec propose une sélection de sources médiatiques fiables pour suivre l’actualité, analyser les conséquences du conflit et contrer les fausses nouvelles.

Aline Cloutier : une caricaturiste méconnue de la Révolution tranquille

En 2010, les archives de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec accueillaient une collection de caricatures réalisées par Aline Cloutier, diplômée en art publicitaire de l’École des beaux-arts de Québec en 1951. Nous l’avons rencontrée. Voici l’histoire de l’une des rares femmes à avoir tenté sa chance dans le domaine de la caricature, mais dont la production est restée presque confidentielle jusqu’à aujourd’hui.