Le réseau universitaire québécois se distingue par sa richesse, sa diversité et son dynamisme. Regroupant des établissements francophones et anglophones, publics et privés, il incarne une pluralité culturelle et intellectuelle qui reflète l’identité propre du Québec. Cet article sur la gouvernance universitaire et le rôle de l’État en enseignement supérieur est le deuxième d’une série sur le réseau universitaire québécois. Pour obtenir une vision d’ensemble du réseau, nous vous invitons à consulter : Le réseau universitaire québécois : une introduction.
Catégorie : Éducation, culture et communication
Le réseau universitaire québécois se distingue par sa richesse, sa diversité et son dynamisme. Regroupant des établissements francophones et anglophones, publics et privés, il incarne une pluralité culturelle et intellectuelle qui reflète l’identité propre du Québec. De Montréal à Québec, en passant par Sherbrooke, Chicoutimi et Rimouski, les universités jouent un rôle central dans la formation de la relève, la production des savoirs et le rayonnement international du Québec. Les vingt établissements rassemblent plus de 300 000 étudiantes et étudiants . Leur mission fondamentale s’articule autour de trois pôles, soit la formation, la recherche et les services à la collectivité.
Cet article est le premier d’une série consacrée au réseau universitaire québécois. Il vise à introduire l’écosystème universitaire en présentant d’abord l’historique du réseau, de la fondation de la première université à aujourd’hui, suivi du cadre légal et réglementaire. Comme nous le verrons, la diversité des établissements que l’on observe actuellement quant à la taille, la mission et les programme d’études s’explique en partie pour des raisons historiques.
Depuis plus d’un demi-siècle, les journaux et les stations de télévision et de radio communautaires se sont taillé une place singulière dans le paysage médiatique du Québec et de ses régions. Ces médias à but non lucratif peuvent être reconnus par le ministère de la Culture et des Communications[1] et ainsi bénéficier de placements publicitaires du gouvernement québécois, lequel incite ses ministères et organismes à consacrer au moins 4 % de leurs dépenses publicitaires annuelles aux médias communautaires. Dans quelle mesure cet objectif a-t-il été atteint au cours des dernières décennies?
Cette note explique le contexte de la mise en place de cette politique énoncée en 1995, montre comment ce principe suscite l’adhésion des acteurs concernés depuis son adoption et fait le point sur les données disponibles à ce sujet.
Le 6 juin 2024, les membres de l’Assemblée nationale du Québec ont adopté à l’unanimité une motion créant la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le développement des jeunes. Par cette motion, les parlementaires exprimaient leur volonté de tenir une réflexion collective sur la place des écrans dans nos vies et les enjeux qui s’y rattachent.
Le 23 janvier 2025 se tenait le colloque Penser la citoyenneté, organisé par la Bibliothèque de l’Assemblée nationale à la salle Pauline-Marois de l’hôtel du Parlement. Neuf intervenantes et intervenants provenant des milieux de la recherche et de l’action communautaire y ont échangé avec près de 75 participantes et participants. Ces personnes, issues aussi bien de la fonction publique que du secteur de l’éducation, du domaine associatif et d’organismes à but non lucratif, ont été invitées à poser des questions et à partager leurs commentaires à la suite des conférences données par les spécialistes. Cette journée fut l’occasion d’un dialogue riche et stimulant autour de l’idée de citoyenneté et de ses conditions d’exercice, de même que sur les questions de la socialisation politique et de l’éducation à la citoyenneté. Le colloque a fait ressortir les tensions qu’impliquent ces notions dans nos démocraties contemporaines.
Le 23 janvier prochain, la Bibliothèque de l’Assemblée nationale vous invite à participer au colloque Penser la citoyenneté. L’événement réunira de nombreux intervenants provenant des milieux de la recherche, de l’engagement communautaire et de l’enseignement. Au programme, conférences, panels et discussions avec les participantes et participants.
En 1969, près d’un siècle après l’ouverture du chantier de construction de l’hôtel du Parlement de Québec, les dernières niches vacantes de la façade de l’édifice conçu par Eugène-Étienne Taché accueillaient leurs statues. Parmi ces bronzes se trouve celui du missionnaire Nicolas Viel, œuvre de Sylvia Daoust, seule femme à avoir contribué à ce frontispice.
Décédée en 2004 à l’âge de 102 ans, Sylvia Daoust fut la première femme à pratiquer professionnellement la sculpture au Québec. Son itinéraire créatif couvre plus de trois quarts de siècle. Reconnue pour sa contribution majeure à l’art religieux, elle a également signé des monuments publics à Édouard Montpetit et au frère Marie-Victorin, deux grandes figures intellectuelles de la première moitié du 20e siècle québécois.
L’éducation constitue un puissant levier de développement et de réduction des inégalités reconnu par l’Organisation des Nations unies. Au Québec, la Loi sur l’instruction publique s’inscrit dans ce consensus mondial et reconnaît l’importance de cette institution. Elle affirme que l’école « a pour mission, dans le respect du principe de l’égalité des chances, d’instruire, de socialiser et de qualifier les élèves ».
Les efforts internationaux visant l’accès à l’éducation remontent à plusieurs décennies. En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’Homme affirme le droit de tous à l’éducation élémentaire gratuite. En 1960 est adoptée la Convention de l’UNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement. La Convention constitue un premier accord international engageant de façon contraignante les États à offrir à tous un accès à l’éducation. Cependant, elle ne traite pas précisément des besoins des enfants présentant un handicap ou des besoins particuliers. En 1994, la déclaration adoptée par 92 gouvernements au terme de la Conférence mondiale sur les besoins éducatifs spéciaux à Salamanque trace un cadre d’action et des principes directeurs pour l’action nationale. On y souligne le principe de l’intégration pour combattre l’exclusion.
En 2020, le Vérificateur général du Québec souligne dans son audit de performance des lacunes dans l’intervention, l’encadrement des acteurs et l’exemplarité de l’État en matière de protection du patrimoine immobilier. Pour pallier ces lacunes, des modifications sont apportées à la Loi sur le patrimoine culturel en 2021. La nouvelle Loi oblige notamment les MRC à faire l’inventaire, d’ici 2026, des immeubles construits avant 1940 sur leur territoire.
Des défis et des interrogations subsistent toutefois en ce qui a trait au partage des responsabilités en la matière et quant à la sauvegarde du patrimoine datant d’après 1940. Dans cette note de recherche, Première lecture vous offre un aperçu de l’évolution de la notion de patrimoine immobilier au Québec et met en lumière certains enjeux qui sous-tendent sa conservation et sa valorisation.
Le 28 août 2022 prenait fin la 42e législature du Parlement québécois. Pour relever l’empreinte laissée par les commissions parlementaires de l’Assemblée nationale au fil des quatre dernières années, le Service de la recherche de la Bibliothèque a préparé une analyse et un bilan des travaux des neuf commissions sectorielles de l’Assemblée. La Commission de la culture et de l’éducation (CCE) s’est vu confier au cours de la 42e législature l’étude de projets de loi de portée considérable pour la société québécoise et les différents groupes qui la composent, sur des sujets tels que la langue française au Québec et la gouvernance du système d’éducation. De plus, la Commission a réalisé un mandat de sa propre initiative sur les médias d’information au Québec, lequel s’est achevé avec la publication d’un rapport avec recommandations.