Il y a 20 ans, en 2004, l’Assemblée nationale acquérait un moulage du visage d’Henri Bourassa (1868-1952). Cet objet fut le premier de ce qui constitue aujourd’hui une collection de quatre masques mortuaires d’anciens parlementaires québécois. Objets issus d’une pratique révolue, ces moulages en plâtre réalisés à même le corps d’un défunt sont conçus pour préserver sa dernière apparence et pour servir de modèle à la création d’œuvres d’art, le plus souvent des sculptures. S’ils peuvent paraître macabres de nos jours, ils étaient autrefois très prisés pour perpétuer la mémoire des défunts, notamment de grandes figures historiques.
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C’est le 18 décembre 1968 qu’est sanctionnée la loi abolissant le Conseil législatif, cette chambre haute du Parlement québécois qui était formée d’hommes (aucune femme n’y siégea) désignés par l’exécutif. Le juriste Jacques Carl Morin se penche sur les dernières nominations de conseillers législatifs avant la disparition de cette deuxième chambre.
Le 7 avril 1979, les lecteurs du quotidien Le Devoir ont probablement été désarçonnés par le carnet littéraire du journaliste Jean Éthier-Blais. Ce dernier n’y traitait pas d’un roman, d’un recueil de poésie ou d’un essai, mais bien du dernier discours sur le budget du ministre des Finances de l’époque, Jacques Parizeau! Le journaliste écrivait ainsi, non sans un clin d’œil à son ami ministre : « le budget du Québec me touche au premier chef. Il est écrit en français (et quel français! j’y reviendrai) par un lettré, c’est donc mon affaire. » En somme, il s’agit d’un « document littéraire, voilà qui n’est pas banal » !