Le Cabinet de curiosités : la collection de masques mortuaires de l’Assemblée nationale du Québec

Il y a 20 ans, en 2004, l’Assemblée nationale acquérait un moulage du visage d’Henri Bourassa (1868-1952). Cet objet fut le premier de ce qui constitue aujourd’hui une collection de quatre masques mortuaires d’anciens parlementaires québécois. Objets issus d’une pratique révolue, ces moulages en plâtre réalisés à même le corps d’un défunt sont conçus pour préserver sa dernière apparence et pour servir de modèle à la création d’œuvres d’art, le plus souvent des sculptures. S’ils peuvent paraître macabres de nos jours, ils étaient autrefois très prisés pour perpétuer la mémoire des défunts, notamment de grandes figures historiques.

Sylvia Daoust, discrète pionnière de la sculpture au Québec

En 1969, près d’un siècle après l’ouverture du chantier de construction de l’hôtel du Parlement de Québec, les dernières niches vacantes de la façade de l’édifice conçu par Eugène-Étienne Taché accueillaient leurs statues. Parmi ces bronzes se trouve celui du missionnaire Nicolas Viel, œuvre de Sylvia Daoust, seule femme à avoir contribué à ce frontispice.

Décédée en 2004 à l’âge de 102 ans, Sylvia Daoust fut la première femme à pratiquer professionnellement la sculpture au Québec. Son itinéraire créatif couvre plus de trois quarts de siècle. Reconnue pour sa contribution majeure à l’art religieux, elle a également signé des monuments publics à Édouard Montpetit et au frère Marie-Victorin, deux grandes figures intellectuelles de la première moitié du 20e siècle québécois.

Le parlement de Québec de Fleurimond Constantineau (1905-1981)

Depuis sa construction, l’hôtel du Parlement a fait l’objet de nombreuses représentations sur support photographique ou sur des objets souvenirs. Toutefois, malgré son prestige et sa position dominante sur la ville, rares sont les peintres qui ont choisi l’édifice conçu par Eugène-Étienne Taché pour sujet. L’Assemblée nationale était donc fière, en 2011, d’avoir l’occasion d’enrichir ses collections par l’acquisition d’une huile sur toile qui montre la façade de l’hôtel du Parlement avec le fleurdelisé déployé sur la tour centrale.

Aline Cloutier : une caricaturiste méconnue de la Révolution tranquille

En 2010, les archives de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec accueillaient une collection de caricatures réalisées par Aline Cloutier, diplômée en art publicitaire de l’École des beaux-arts de Québec en 1951. Nous l’avons rencontrée. Voici l’histoire de l’une des rares femmes à avoir tenté sa chance dans le domaine de la caricature, mais dont la production est restée presque confidentielle jusqu’à aujourd’hui.