Préparés par le Service de la recherche de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, les Coups d’œil parlementaires proposent un portrait synthétique et thématique des travaux parlementaires réalisés à l’hiver et au printemps 2024.
Un des volets du stage parlementaire offert par la Fondation Jean-Charles-Bonenfant consiste en la rédaction d’un essai sur une thématique liée au parlementarisme et à la démocratie québécoise. Cette année, les cinq stagiaires ont abordé des sujets variés avec des perspectives bien différentes pour approfondir leur connaissance de la vie politique québécoise et partager ensuite avec nous leurs découvertes.
En 1969, près d’un siècle après l’ouverture du chantier de construction de l’hôtel du Parlement de Québec, les dernières niches vacantes de la façade de l’édifice conçu par Eugène-Étienne Taché accueillaient leurs statues. Parmi ces bronzes se trouve celui du missionnaire Nicolas Viel, œuvre de Sylvia Daoust, seule femme à avoir contribué à ce frontispice.
Décédée en 2004 à l’âge de 102 ans, Sylvia Daoust fut la première femme à pratiquer professionnellement la sculpture au Québec. Son itinéraire créatif couvre plus de trois quarts de siècle. Reconnue pour sa contribution majeure à l’art religieux, elle a également signé des monuments publics à Édouard Montpetit et au frère Marie-Victorin, deux grandes figures intellectuelles de la première moitié du 20e siècle québécois.
Seule commission de l’Assemblée nationale exclusivement vouée au contrôle parlementaire, la Commission de l’administration publique (CAP) a été créée en 1997, d’abord afin de veiller à la reddition de comptes des ministères et des organismes du gouvernement dont le Vérificateur général du Québec a examiné la gestion. Depuis l’an 2000, elle veille à l’application de la Loi sur l’administration publique, qui instaure le cadre de gestion axée sur les résultats. Ce rôle, la CAP l’exerce notamment en analysant la performance de l’appareil administratif de l’État québécois.
Pour effectuer son travail, la CAP compte sur le soutien du Service de la recherche de la Bibliothèque. La présente note esquisse les particularités qui distinguent la CAP des autres commissions parlementaires, ainsi que la contribution de la Bibliothèque à la réalisation de son mandat.
Huit élections partielles se tiennent pendant la première législature du Parlement de Québec, qui s’étend du 27 décembre 1867 au 27 mai 1871. Le présent article s’intéresse à deux de ces élections, intimement liées l’une à l’autre. La première, passée presque inaperçue, se déroula dans la circonscription de Champlain avant même que le premier Parlement ne se réunisse. La seconde eut lieu dans Kamouraska et elle fut pour le moins singulière dans la mesure où il fallut élire un député à l’Assemblée législative en même temps qu’un député à la Chambre des communes. À cette époque, il n’y a ni isoloir ni vote secret : les électeurs se prononcent à main levée, publiquement, pour élire des députés que la loi autorise à siéger simultanément à Québec et à Ottawa.
La parution de l’ouvrage Grandiose sous toutes ses formes au printemps 2023 visait à combler un créneau demeuré vacant dans l’éventail des publications de l’Assemblée nationale du Québec. Cet article est l’occasion de dévoiler l’ensemble de cette démarche de création.
Il y a 40 ans cette année, le mardi 8 mai 1984 à Québec, un individu armé s’introduisait à l’hôtel du Parlement avec l’intention de s’en prendre aux membres de l’Assemblée nationale. Se frayant un chemin jusqu’au salon Bleu, il abat trois personnes et en blesse treize autres. Le documentaire 8 mai 1984, diffusé par le Canal de l’Assemblée nationale, vient rappeler le souvenir de cet événement tragique en donnant la parole aux parlementaires présents en ce jour fatidique.
En mémoire des victimes, et alors que ressurgit dans l’actualité l’enjeu de la violence envers les élus, les institutions politiques et les lieux de la démocratie, il importe de revenir sur l’attaque du 8 mai 1984, ses circonstances et les réactions que ce drame a suscitées.
L’Assemblée nationale du Québec est l’hôte de nombreuses activités officielles. Depuis la fin du XIXe siècle, l’hôtel du Parlement a été entre autres un lieu d’accueils diplomatiques et de cérémonies de remise de médailles. Personnalités politiques internationales, artistes, scientifiques, littéraires, sportifs… : les archives de l’Assemblée nationale témoignent du passage d’invités prestigieux sur une période de plus de 130 ans.
Chaque événement est minutieusement organisé par l’équipe du Protocole de l’Assemblée nationale, et ce, dans le respect des règles protocolaires afin de favoriser les bonnes relations entre les États, les organisations et les individus. Coutumes, traditions locales, règles de conduite, codes vestimentaires, préséance; rien n’est laissé au hasard. Le Protocole est présent à toutes les étapes. Il veille à la bonne marche de tout l’événement.
Quelles sont ces archives qui témoignent du rôle et du soutien du Protocole dans l’organisation d’une activité? Découvrez-en quelques exemples dans cet article.
La Bibliothèque de l’Assemblée nationale vous invite de nouveau à découvrir une curiosité parmi les ouvrages de ses collections. Publiée il y a un peu plus d’un siècle, il s’agit d’une brochure destinée à l’époque aux jeunes femmes qui suivaient le programme d’éducation domestique de l’École normale classico-ménagère de Saint-Pascal-de-Kamouraska. Le document montre bien que ce n’est pas d’hier qu’on incite les ménages à éviter le gaspillage alimentaire.
L’étude des crédits annuels en commission parlementaire est un moment important du cycle budgétaire de l’État québécois : il concrétise les décisions de l’administration et donne voix aux parlementaires pour remplir leur rôle de contrôleur de l’action gouvernementale. Au cœur de ce mécanisme, on retrouve la tension entre le pouvoir législatif, détenu par les élus, et le pouvoir exécutif, celui du gouvernement. Ce texte présente brièvement l’exercice et ses modalités d’organisation.