Le parlement de Québec durant les incendies de 1845 : lieu d’organisation citoyenne, d’assistance et de solidarité

Aux mois de mai et de juin 1845, de violents incendies ravagent les faubourgs Saint-Roch et Saint-Jean à Québec, laissant des milliers de personnes sans abri. Privé de sa fonction politique depuis la perte du statut de capitale, l’ancien édifice du parlement devient alors un lieu central de mobilisation citoyenne. Il accueille le Comité général de secours, coordonne l’aide matérielle et financière, et sert de point de distribution pour les sinistrés. Cette réappropriation du parlement illustre la solidarité collective et la capacité d’organisation de la société civile face à une période de crise majeure au 19e siècle.

Meggie Sue Cadrin
Service de la recherche

La ville de Québec au milieu du 19e siècle 

Au lendemain de la proclamation de l’Acte d’Union (1841), la ville de Québec perd son statut de capitale, et il est nécessaire d’en désigner une nouvelle pour accueillir les représentants du Haut et du Bas-Canada. Bien que Québec et Toronto disposent déjà d’infrastructures, le gouverneur Metcalfe privilégie plutôt la ville de Kingston, qui devient la capitale de 1841 à 1844, avant que Montréal prenne ce statut en 1844, fonction qu’elle conserve jusqu’en 1849[1]. L’édifice du parlement de la ville de Québec, situé au sommet de la côte de la Montagne à cette époque, n’est donc plus un lieu animé par la vie parlementaire.  

Au même moment, la ville de Québec est marquée par une période de changements économiques. Le commerce du bois et la construction navale, longtemps moteurs de l’économie locale, commencent à décliner face à la concurrence et au déplacement des activités vers Montréal. Québec demeure néanmoins un port majeur, et l’afflux d’immigrants permanents et temporaires continue de contribuer à la croissance démographique de la ville jusqu’aux années 1860 et 1870[2]. Bien qu’on observe les premiers signes d’une modernisation urbaine, les faubourgs, comme ceux de Saint-Jean et de Saint-Roch, demeurent composés de maisons en bois alignées dans des rues étroites et surpeuplées où vivent principalement des membres des classes populaires[3]. Ces conditions rendent les faubourgs particulièrement vulnérables aux conflagrations[4], comme celles survenues au cours du printemps et de l’été 1845.

Les incendies de 1845 

Situé en bordure de la rivière Saint-Charles, le faubourg Saint-Roch se développe comme une zone ouvrière. On y trouve des tanneries, des ateliers et de petites industries qui attirent une population composée surtout d’ouvriers et d’artisans qui vivent souvent dans des maisons de bois serrées les unes contre les autres.

Le matin du 28 mai 1845, un feu se déclare à la tannerie d’Osborne L. Richardson, située près de l’intersection des rues Saint-Vallier et Arago. Selon les hypothèses émises à l’époque, l’explosion d’une chaudière de teinture serait à l’origine de l’incendie. La chaleur et la sécheresse des derniers jours, ainsi que d’importants vents de l’ouest transforment rapidement le brasier en catastrophe, poussant les flammes en plein cœur du quartier. Les pompiers volontaires s’efforcent de maîtriser le sinistre[5], mais leurs moyens sont limités[6] devant l’ampleur du feu et les structures de bois qui ne font qu’accélérer la propagation. En quelques heures seulement, la majeure partie du faubourg Saint-Roch est rasée et fauche la vie de plusieurs dizaines de personnes. Les pertes matérielles sont immenses. Environ 1 630 bâtiments sont détruits, représentant près du tiers de la ville. Près de 12 000 personnes se retrouvent sans domicile[7].

Exactement un mois plus tard, dans la nuit du 28 au 29 juin 1845, le faubourg Saint-Jean, situé en bordure des fortifications de la ville, connaît à son tour un sort comparable à celui de Saint-Roch. Comme ce dernier, ce quartier est caractérisé par un tissu urbain dense, formé de petites maisons de bois où vivent artisans et familles des classes populaires. Vers 23 heures, un feu se déclare dans une maison de la rue D’Aiguillon. Comme lors de l’incendie du mois de mai, de fortes rafales de vent attisent les flammes. Elles se répandent facilement en raison de l’enchevêtrement des bâtiments de bois.

Tout près, le sinistre gagne rapidement le faubourg Saint-Louis, lui aussi composé d’infrastructures fragiles. Malgré les efforts pour maîtriser le feu, notamment le dynamitage de quelques maisons pour tenter de créer une brèche, les flammes progressent[8]. Encore une fois, le bilan de cette tragédie est énorme. L’incendie fait plusieurs morts et blessés et laisse derrière lui un nombre impressionnant de sinistrés, estimé entre 6 000 et 9 000 personnes. Environ 1 300 maisons sont réduites en cendres, de même que deux églises, trois écoles et plusieurs institutions religieuses[9].

Le Comité général de secours et l’organisation citoyenne

Le 28 mai 1845, au lendemain de l’incendie du quartier Saint-Roch, une assemblée de citoyens se réunit en début d’après-midi dans une salle d’audience de la cour de justice de Québec, située sur la rue Saint-Louis. Quinze mesures y sont adoptées afin de venir en aide à la population, dont la création du Comité général de secours pour les victimes de l’incendie récent[10]. René-Édouard Caron, alors maire de Québec et président du Conseil législatif, est nommé président du Comité général, alors que Edward Lewis Montizambert et Alexander Simpson sont respectivement nommés secrétaire et trésorier.

Vers 16 heures, ce comité nouvellement formé tient une autre réunion, cette fois dans la garde-robe de l’édifice du parlement. Aussi connue sous le nom d’antichambre, cette grande salle se situe au deuxième étage et peut accueillir quelques centaines de personnes. Pendant cette rencontre, les fonctions au sein du Comité général sont attribuées et plusieurs sous-comités sont mis sur pied : un comité de collecteurs pour chacun des quartiers, un comité de correspondance, un comité pour surveiller la distribution des secours et des logements ainsi qu’un comité pour suggérer des mesures de prévention des incendies. Il est prévu que le Comité général se réunisse chaque lundi vers 16 heures dans une salle de séance de l’hôtel de ville, situé sur la rue Saint-Louis, au coin de la rue Sainte-Ursule. Des réunions spéciales pourront également être convoquées au besoin. Au cours de cette première rencontre, il est également décidé que certains lieux, dont le bâtiment du parlement, seront ouverts pour procurer asile aux personnes qui ont perdu leur domicile[11]. La presse anglophone et francophone de Québec rapporte toutefois que la majorité des sinistrés ont trouvé refuge auprès de leur famille ou de connaissances, de sorte que les lieux désignés sont finalement peu habités[12].

Le Comité général ainsi que ses sous-comités réunissent des acteurs politiques, religieux, économiques et philanthropiques issus des communautés francophone et anglophone[13]. Cette composition reflète le portrait démographique de Québec à cette période : une ville majoritairement francophone et catholique, mais comptant également une proportion significative d’anglophones, issus de la communauté britannique protestante et de la communauté irlandaise catholique[14]. Les hommes d’affaires anglophones Henry LeMesurier, Georges Black et William Price, ainsi que les députés Jean Chabot, Thomas Cushing Aylwin et Pierre-Joseph-Olivier Chauveau participent aux rencontres des comités de secours. Jeffery Hale, éminent philanthrope de la communauté anglicane de Québec, figure parmi les acteurs marquants de ces initiatives, notamment en raison de son rôle de secrétaire du sous-comité d’investigation et de distribution. On relève également la participation de figures politiques d’allégeance opposées, comme l’ancien député bureaucrate John Munn et l’épicier-marchand patriote Michael Connolly, au sein de sous-comités en charge d’amasser des souscriptions pour soutenir les victimes des incendies. À ce titre, les différences politiques, linguistiques et religieuses semblent s’effacer devant l’ampleur du désastre.

Si plusieurs élus participent aux premières rencontres d’organisation des comités de secours, la continuité et la portée des initiatives mises en œuvre reposent avant tout sur l’engagement de la population civile. La création du Comité général et de ses sous-comités témoigne d’une mobilisation citoyenne majeure, qui contribue non seulement à l’organisation logistique des secours, mais aussi aux levées de fonds organisées dans le reste de la province et même à l’international, grâce aux efforts du comité de correspondance[15]. Selon la Gazette de Québec du 6 juin 1845, la nouvelle de l’incendie est relayée dans la presse de plusieurs villes américaines, notamment Albany, New York et Boston, dès la fin du mois de mai[16]. Le journal Le Canadien rapporte pour sa part que des Français résidants à New York se sont mobilisés afin de former « un comité chargé de recevoir et solliciter les secours de la bienfaisance »[17]. Une somme de 975 dollars est amassée. Dans sa lettre de remerciement, le maire de Québec souligne l’importance des liens fraternels qui unissent les communautés françaises du Canada et des États-Unis[18].

L’édifice de l’ancien parlement et les efforts de secours

Les efforts de secours à l’égard de la population affectée sont assurés par le sous-comité d’investigation et de distribution, qui se réunit dans l’édifice de l’ancien parlement afin d’offrir divers secours matériels. Le parlement devient un lieu vers lequel la population peut se tourner pour recevoir de l’assistance.

À la suite de l’incendie du faubourg Saint-Roch, il est annoncé dans la presse que ce sous-comité siègera le 31 mai ainsi que les 2, 3 et 4 juin, pour recevoir et examiner les demandes d’aide financière. Chaque membre d’une famille nécessiteuse ayant perdu son domicile peut obtenir une allocation de 10 shillings[19]. Lors de la séance du 3 juin, tenue au parlement, le sous-comité établit également une procédure pour la vente des provisions (farine, pois, avoine, beurre, sucre, chandelles, savon, œufs, porc, pommes de terre, etc.) acheminées par les paroisses voisines. Il est précisé que seules les personnes sinistrées pourront acheter ces denrées, et ce, à la moitié du prix du marché. La vente commence le 5 juin et se poursuit jusqu’à épuisement des stocks. Les personnes ayant déjà sollicité de l’aide n’ont pas à fournir de preuve supplémentaire, tandis que les nouveaux demandeurs doivent présenter un certificat produit par un membre du clergé pour confirmer leur statut de sinistré[20]. Au-delà de la participation de la population civile, cette particularité met en évidence l’implication des ecclésiastiques dans les efforts de secours.

Quelques jours plus tard, il est annoncé que le sous-comité émettra, chaque jour à partir du 12 juin, des billets aux sinistrés afin qu’ils puissent obtenir des vêtements gratuitement. Les personnes concernées sont invitées à se présenter au parlement pour la distribution des dons[21]. Selon la Gazette de Québec du 9 juin, les dons provenant de diverses régions du Canada sont entreposés dans plusieurs salles ainsi que dans la bibliothèque du parlement, et leur tri est assuré par des femmes, assistées de quelques aides[22].

L’édifice de l’ancien parlement accueille également le sous-comité « nommé pour prendre des informations statistiques », qui se réunit du 23 juin au 2 juillet, afin d’entendre les victimes propriétaires d’immeubles ravagés par les flammes. Le but de ces séances est de « connaître l’étendue des pertes et toutes particularités touchant la propriété détruite ». Selon les annonces trouvées dans la presse, même les victimes « ne désirant aucun secours » sont priées de se présenter afin que le sous-comité ait en main toutes les informations nécessaires à l’évaluation de la situation. Le sous-comité invite les victimes « non-propriétaires » à se présenter jeudi, le 3 juillet dès 9 heures[23]. Toutefois, les séances sont suspendues à compter du 30 juin, en raison de l’incendie du faubourg Saint-Jean survenu le 28 juin 1845[24]. Elles reprendront quelques semaines plus tard, du 14 au 18 juillet[25].

À la suite du deuxième incendie, plusieurs citoyens, dont de nombreux marchands, se réunissent dans la garde-robe du parlement pour adopter des résolutions destinées à orienter une délégation qui sera envoyée à Montréal afin de rencontrer le gouverneur général Charles Murray Cathcart. Cette délégation est chargée de faire état non seulement de l’ampleur du sinistre, mais aussi de souligner l’importance d’un soutien public face à une crise d’une telle ampleur. Elle se compose de Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, de Mgr Pierre-Flavien Turgeon, évêque de Sidyme, de George Pemberton, conseiller législatif, de Louis Massue, également conseiller législatif, d’Andrew William Cochran, juge suppléant de la Cour du banc du roi à Québec, ainsi que de représentants de la ville et du comté. Pendant cette même rencontre dans la garde-robe, qui s’est prolongée sur quatre heures, divers modes d’hébergement temporaire sont examinés et plusieurs résolutions sont adoptées. On propose notamment que l’aide déjà accordée par le Comité général de secours aux victimes de l’incendie de Saint-Roch soit étendue aux sinistrés de Saint-Jean, et que des abris temporaires soient construits afin d’héberger les familles touchées pour les 18 prochains mois[26].

L’édifice du parlement continue ainsi de servir à la fois de lieu de coordination des mesures d’aide aux sinistrés et de point de distribution de secours matériels. Le lundi suivant l’incendie du 28 juin 1845, une initiative issue de la mobilisation citoyenne permet la distribution de pain aux sinistrés. La veille, le 29 juin, ce sont plutôt des biscuits qui avaient été remis, la boulangerie n’étant pas ouverte le dimanche. Selon les responsables chargés de superviser ces deux distributions, environ 4 800 personnes (1 100 familles), ont reçu de l’aide alimentaire[27].

Conclusion

Les incendies du mois de mai et du mois de juin 1845 révèlent la vulnérabilité des faubourgs populaires, caractérisés par une forte densité, des constructions en bois et des infrastructures inadéquates pour faire face aux catastrophes. Devant l’ampleur des conflagrations, un élan citoyen s’organise avec la mise en place du Comité général de secours et de ses sous-comités. À bien des égards, cette initiative illustre la capacité de la société civile de s’organiser rapidement pour répondre à une crise majeure. Cette organisation permet non seulement de structurer l’aide matérielle et financière, mais aussi de documenter les pertes et de réfléchir à des mesures de prévention.

Dans ce contexte, l’ancien parlement de Québec, privé de sa fonction politique depuis la perte du statut de capitale, acquiert une nouvelle signification. Il devient un espace central d’assistance, de coordination et de solidarité, qui accueille comités, distributions de vivres, de vêtements et démarches administratives pour les sinistrés. Son utilisation après les incendies de 1845 révèle une forme d’adaptation des espaces de pouvoir aux situations d’urgences sociales au 19e siècle.


  1. Marc Vallières, Yvon Desloges, Fernand Harvey et al., Histoire de Québec et de sa région T. 2., Québec, Presses de l’Université Laval, 2008, p. 776-777.; Gaston Deschênes, « De capitale nationale à capitale provinciale : le siège du Parlement », dans Serge Courville et Robert Garon, dir., Québec ville et capitale, Québec, Presses de l’Université Laval, 2001, p. 169. [retour]
  2. Vallières, Desloges, Harvey et al., Histoire de Québec, p. 1303.; John Alexander Dickinson et Bryan Young, Brève histoire socio-économique du Québec, 4e éd, Septentrion, 2009, p. 188. [retour]
  3. Marc Vallières, Québec, Presses de l’Université Laval, 2010, p. 83-87. [retour]
  4. Une conflagration est « un incendie de grande envergure, qui progresse rapidement […] ». Office québécois de la langue française, « conflagration », Grand dictionnaire terminologique, [s. d.], consulté le 15 janvier 2026. [retour]
  5. Alain Grenier, Incendies et pompiers à Québec, 1640-2001, GID, 2005, p. 148-149. [retour]
  6. Annie-Claude Labrecque, Gestion de l’eau en milieu urbain : Étude de la ville de Québec entre 1840-1921, Mémoire (M.A.), Université de Montréal, 2009, p. 21-25. [retour]
  7. Grenier, Incendies et pompiers à Québec, p. 162.; Répertoire du patrimoine culturel du Québec, « Incendie du faubourg Saint-Roch de Québec », ministère de la Culture et des Communications. [retour]
  8. Michèle Jean et Alyne Lebel, « Pleins feux sur Saint-Jean-Baptiste », Cap-aux-Diamants, 3, 1 (1987), p. 24-25. [retour]
  9. Vallières, Desloges, Harvey et al., Histoire de Québec, p. 860.; Jean et Lebel, « Pleins feux sur Saint-Jean-Baptiste », p. 24. [retour]
  10.   « Grand incendie du 28 mai », Le Canadien, 30 mai 1845, p. 1.; « The Great Fire », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 30 mai 1845, p. 2.; « The Great Fire », The Quebec Mercury, 31 mai 1845, p. 2. [retour]
  11. Ibid. [retour]
  12. S.t., The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 9 juin 1845, p. 2. [retour]
  13. « Grand incendie du 28 mai », Le Canadien, 30 mai 1845, p. 1.; « The Great Fire », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 30 mai 1845, p. 2. [retour]
  14. Vallières, Desloges, Harvey et al. Histoire de Québec, p. 853. ; Dickinson et Young, Brève histoire socio-économique du Québec, p. 181. [retour]
  15. Grenier, Incendies et pompiers à Québec, p. 160. [retour]
  16. S.t., The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 6 juin 1845, p. 2. [retour]
  17.   « Souscription des français de New-York en faveur des incendies de Québec », Le Canadien, 16 juin, p. 2. [retour]
  18. « Souscription française pour les incendies de Québec », L’aurore des Canadas, 26 juillet 1845, p. 2. [retour]
  19. « Grand incendie du 28 mai », Le Canadien, 30 mai 1845, p. 1.; « The Great Fire », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 30 mai 1845, p. 2. [retour]
  20. « The Late Fire », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 4 juin 1845, p. 2. [retour]
  21. « The Late Fire : Distribution of Clothing », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 13 juin 1845, p. 2. ; « L’incendie récent : distribution de vêtements », Le Journal de Québec, 14 juin 1845, p. 3. [retour]
  22. S.t., The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 9 juin 1845, p. 2.; « Immense infortune et immense sympathie », Le Journal de Québec, p. 2. [retour]
  23. « To Sufferers by the Late Fire », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 23 juin 1845, p. 3.; « Aux victimes du dernier incendie », Le Canadien, 23 juin 1845. p. 3.; « The St-Roch’s Fire », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 30 juin 1845, p. 2. [retour]
  24. Ibid. [retour]
  25. « To Sufferers by the St-Roch’s Fire », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 14 juillet 1845, p. 3.; « Aux victimes de l’incendie de St. Roch », Le Canadien, 14 juillet 1845, p. 3. ; « Incendie de Saint-Roch. Locataires. », Le Canadien, 16 juillet 1845, p. 3.; « St. Roch Fire. Tenants. », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 16 juillet 1845, p. 3. [retour]
  26. « A Second Awful Fire. Quebec Nearly Erased from the Map: Immense Loss of Property. Loss of Life. », The Quebec Mercury, 1er juillet 1845, p. 2. ; s. t., The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 2 juillet 1845, p. 2. ; « Québec, 1er juillet 1845 », Le Journal de Québec, 1er juilet 1845, p.1. [retour]
  27. « Distribution of Food to the Sufferers by the Late Fire », The Quebec Gazette-La Gazette de Québec, 2 juillet 1845, p. 2. [retour]