La plume et le verbe, ces parlementaires qui écrivent

Orateurs aguerris, les député(e)s de l’Assemblée nationale font vibrer l’enceinte du Salon bleu depuis plus de cent ans par l’éloquence de leurs discours et de leur parole. L’exposition La plume et le verbe, ces parlementaires qui écrivent présentée depuis le 15 septembre 2020 à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, fait pour sa part résonner la voix des parlementaires sous un éclairage différent : celui, plus personnel et moins partisan, de l’écriture. L’exposition présente une sélection d’ouvrages écrits par des parlementaires depuis 1867, en marge de leurs fonctions.

Poétique des discours sur le budget d’Onésime Gagnon, 1945-1957

Le 7 avril 1979, les lecteurs du quotidien Le Devoir ont probablement été désarçonnés par le carnet littéraire du journaliste Jean Éthier-Blais. Ce dernier n’y traitait pas d’un roman, d’un recueil de poésie ou d’un essai, mais bien du dernier discours sur le budget du ministre des Finances de l’époque, Jacques Parizeau! Le journaliste écrivait ainsi, non sans un clin d’œil à son ami ministre : « le budget du Québec me touche au premier chef. Il est écrit en français (et quel français! j’y reviendrai) par un lettré, c’est donc mon affaire. » En somme, il s’agit d’un « document littéraire, voilà qui n’est pas banal » !

Aline Cloutier : une caricaturiste méconnue de la Révolution tranquille

En 2010, les archives de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec accueillaient une collection de caricatures réalisées par Aline Cloutier, diplômée en art publicitaire de l’École des beaux-arts de Québec en 1951. Nous l’avons rencontrée. Voici l’histoire de l’une des rares femmes à avoir tenté sa chance dans le domaine de la caricature, mais dont la production est restée presque confidentielle jusqu’à aujourd’hui.

Agrandir le parlement? Trois projets oubliés

La quête d’espace est une constante dans l’histoire de nos édifices parlementaires. Les autorités ont souvent hésité entre agrandir l’hôtel du Parlement ou bâtir d’autres édifices à proximité. Si la construction de l’actuel pavillon d’accueil est le premier agrandissement de l’œuvre d’Eugène-Étienne Taché, trois autres projets de même nature n’ont jamais vu le jour.